Equateur

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En Mars 2015, plus de 81.000 réfugiés enregistrés en provenance de la République Centrafricaine vivent dans la province de l’Equateur en RDC répartis dans les districts frontaliers du Nord-Ubangi et du Sud-Ubangi. La migration massive a commencé avec la prise de contrôle de Séléka de la capitale centrafricaine Bangui en Mars 2013, et a progressivement augmenté de manière constante pendant les vagues de violence entre le Séléka et l’Anti-Balaka, un groupe de milices locales d’auto-défense, et d’anciens responsables de l’armée. Depuis Janvier 2015, un montant supplémentaire de 30.000 réfugiés ont franchi la frontière, malgré le sentiment général que les conditions de sécurité se sont améliorées depuis que la mission de maintien de la paix des Nations Unies (MINUSCA) avait été déployée en Septembre 2014. La majorité massive de réfugiés se sont installés dans deux établissements informels (Axe Dula et Axe Sidi) le long de la rivière, à l’intérieur, et parmi les communautés environnantes de trois camps de réfugiés: Inke, Zongo et Boyabu [1] En fait, 35% de la population déplacée vit dans des familles d’accueil. Les camps sont gérés par la Commission Nationale des Refugiée Congolaise et soutenu par le HCR et d’autres agences internationales.
Bien qu’il y ait eu quelques rapports du conflit déborder dans la RDC, la population déplacée vit encore dans des conditions difficiles et doit naviguer dans un système ou des lois étrangères et de la concurrence pour des ressources rares dans une province qui est l’une des plus pauvres de la RDC. Si un litige survient au sein de la communauté déplacée ou entre une personne congolaise et une personne centrafricaine, c’est le but de ce projet de mieux comprendre comment cela est résolu, et à quel mécanisme renforçant la justice a été fait appel, vu les différents types de désaccords et des cas.
Malgré les nombreuses similitudes ethniques et culturelles entre les communautés en fuite et les pays bénéficiaires, il est encore inconnue à quel niveau les déplacées ont accès à la justice, que ce soit au niveau coutumier tant que étatique (congolaise) et si les Centrafricains ont développer de nouvelles structures, ou reproduisent leurs coutumes judiciaires précédente dans le pays d’accueil qui est la RDC. Pour trouver les réponses à ces questions et beaucoup d’autres, le travail de terrain sera mené dans et autour des camps de déplacées dans les districts du Nord et du Sud-Ubangi. Pendant ces visites nous allons focaliser sur la comparaison des accès à la justice des populations déplacées qui vivent dans des environnements de camp, et ceux qui se sont installés avec les communautés d’accueil.
L’équipe de recherche primaire est composée de Tatiana Carayannis directeur de SSRC, ses deux collègues Aaron PANGBURN et Mignonne Fowlis, coordonnateurs de programmes, José Bazonzi, professeur à l’Université de Kinshasa, et José Ndala, professeur à l’Université de Gbadolite.
[1] La création d’un quatrième camp de réfugiés de Bili (territoire de Bosobolo dans le Nord-Ubangi) en février 2014 a peu à peu commencer à installé des personnes récemment déplacées au long de la rivière. En début d’Avril, 800 se sont installé.